Le Seigneur des Anneaux RPG

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 Un passé oublié (rp pour obtenir Alastor)

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Ky Strife
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MessageSujet: Un passé oublié (rp pour obtenir Alastor)   Ven 12 Sep - 1:18

Ky marche doucement dans les rues de Minas Tirith, son bilboquet dans la main droite et sa main gauche cachée dans la poche de son short, l'esprit complètement occupé par ce rêve qu'il fait depuis déjà quelques années et qui à présent va enfin se réaliser : il le sait : l'épée étrange qui apparait dans ses rêves est là, quelque part dans cette ville et grâce à un ivrogne qu'il a entendu parler quelques heures plus tôt, il sait que les murs rouges et or qu'il voit dans ce même rêve ne sont qu'à un seul endroit : un lieu appelé "Ambassade". L'Ambassade... Ky ignore totalement le sens de ce mot et surtout, la fonction du lieu qu'il désigne, mais vu qu'il se situe dans le haut de la citée, près d'un énorme château, ça doit être un lieu important, trop important pour qu'on laisse entrer quelqu'un comme lui : un enfant ayant l'air d'un gosse de huit ans et en plus, avec une épée courte dans le dos. Cela le fait soupirer, mais pourtant, il ne s'arrête pas et continue à se diriger vers cette fameuse ambassade qui est à présent très proche : à quelques pas de lui, mais qui lui parrait pourtant si lointaine, presque impossible à atteindre, surtout à cause des deux gardes en armes qui le regardent arriver. Leurs regards hautains fait déjà reculer Ky d'un pas, mais il ne peut pas renoncer, pas après ce qu'il a du faire pour arriver dans cette ville.

****Grand frère Fangoram... Il a du chercher plusieurs jours pour trouver une caravane de marchands prête à m'emmener ici... Plusieurs jours de voyage... Je ne vais pas retourner à Edoras sans cette épée... Même si je la hais il est hors de question qu'après ce voyage, je... Je retourne chez moi les mains vides !****

Légèrement rassuré par cette pensée, ky recommence à avancer, mais à peine a-t'il fait deux pas vers la porte qu'une main lui attrappe l'épaule et le projette au sol, à l'endroit qu'il vient de quitter tandis qu'une voix lui dit de partir tout de suite en l'appelant "morveux". En entendant ce mot, Ky sursaute et regarde le garde qui vient de le projetter ainsi, mais il n'a rien le temps de dire que d'un coup, une voix douce et claire, quoi qu'un peu froide demande :

"Garde ! Que se passe-t'il ici ?"

"Un enfant a voulu entrer sans autorisation dame Strife !"

Strife ? Ce nom fait sursauter Ky et il lève les yeux, juste à temps pour voir une femme aux cheveux blonds et aux yeux verts, habillée avec une grande robe rose le regarder en s'approchant de lui. Cette femme lui parrait famillière, mais il se rend compte de quelque chose : les yeux verts de la femme brillent de quelque chose ressemblant à... Du chagrin... Un chagrin intense et infini, comme si cette femme portait le poids de tout le malheur du monde sur les épaules, chose qui le fait grimacer : cette femme a l'air vraiment malheureuse, mais comment peut-elle parraitre si triste alors que à en juger par sa tenue, sa démarche gracieuse et les innombrables bijoux qu'elle porte, elle est d'une richesse phénomènale ? Encore plus riche que tous les nobles qu'il a pu voler à Edoras ! Mais avant qu'il ne puisse faire ou dire quoi que ce soit, il croise d'un coup le regard émeraude de la femme et la tristesse de cette dernière devient d'un coup une surprise sans égale, surprise mélée d'une sorte d'incrédulité. Puis elle murmure d'un coup :

"Non c'est... Impossible !"

D'un coup, Ky se sent mal et au moment prècis où la femme tend une main hésitante vers son visage, il se lève d'un bond et fait demi-tour pour se mettre à courir, malgré les appels de la femme qui lui demande d'attendre. Il entend d'un coup cette dernière ordonner aux gardes de le poursuivre et de le ramener, mais sans lui faire de mal, chose qui ne fait que le faire courir encore plus vite : Quelque chose lui dit qu'il ne doit surtout pas rester près d'elle : à l'instant prècis où il a croisé son regard, il a sentit la même haine et la même tristesse que quand cette épée lui apparait dans son rêve. Cette femme lui est vraiment trop famillière et elle lui fait peur. Mais le pire, c'est qu'il ne peut même pas dire pourquoi ! Il est alors sortit de ses pensées par le cri d'un des deux gardes, celui qui l'a jeté par terre et qui lui ordonne à présent de s'arrêter et en tournant la tête, il se rend compte avec stupeur que malgré son armure et l'énorme lance qu'il tient, l'homme court aussi vite que lui ! Mais en même temps, c'est un peu normal : il a des jambes plus grandes. Mais malgré tout, Ky tourne à nouveau la tête et continue à courir en essayant d'oublier la douleur qu'il ressent déjà au niveau des côtes, indiffèrent aux cris des gens qu'il bouscule sur son passage et encore plus à ceux du garde qui continue à lui courir après. D'un coûp, il voit un homme corpulent se mettre sur son chemin et ouvrir ses bras, probablement pour l'attrapper, mais il fait quelque chose qui semble surprendre l'homme : il plonge entre ses jambes et, pour ralentir autant l'homme qui le suit que celui qui tente de le bloquer, il donne en passant un violent coup d'avant-bras dans l'entrejambe de l'homme qui pousse un grand cri avant de tomber sur le garde tandis que la foule commence à rire. De son côté, Ky s'arrête un moment et regarde les deux hommes par terre, le garde essayant d'ailleurs de repousser l'homme qui est à présent affalé sur lui en train de pleurer comme un enfant, les mains crispées sur la zone du choc, avant de murmurer rapidement un :

"Désolé... Vrai... Vraiment..."

Puis il se remet à courir rapidement afin de semer le garde qui est toujours sous l'espèce de géant. Finalement, au bout de deux minutes, il s'arrête enfin de courir, complètement essouflé et il s'appuie contre un mur, la main posée sur ses côtes pour faire passer la douleur qu'il ressent toujours aux côtes à cause de sa course. Il se rend alors compte d'un détail : il est complètement perdu à cause de cette poursuite, chose qui fait naître une sensation de froid intense dans sa poitrine, suivit de près par la sensation d'avoir un poing enfoncé dans le ventre et la gorge complètement nouée. Malgré cette peur assez rude, il s'efforce de garder son calme et regarde autours de lui au cas où quelque chose pourrait lui indiquer où il se trouve, mais il n'y a rien de particulier, juste quelques gros bâtiments. Là, Zasalamel s'inquiète réellement : il n'arrive plus du tout à savoir où il doit aller et cela lui fait de plus en plus peur. mais d'un coup, une énorme main se pose sur son épaule droite et avant même qu'il n'aie pu faire quoi que ce soit, il se retrouve jetté sur l'épaule d'un homme en armure qu'il reconnait comme étant le deuxième garde de l'Ambassade. Il tente alors de se débattre, mais le garde le tient d'une telle manière que ses deux bras sont coincés

"La... Lâchez-moi !"

"Dame Strife m'a demandé de te ramener, donc, je le ferait... En plus, j'ai bien vu que tu étais perdu. Tu préfères quoi ? Errer seul dans ces quartiers, sachant que la nuit va bientôt tomber ou aller à l'ambassade afin de parler à Dame Strife ? Tu n'as pas à avoir peur d'elle gamin, elle est très gentille, surtout avec les enfants."

Ky frissonne de plus belle : loin de le rassurer, ce résumé ne fait que l'effrayer encore plus : il n'a pas du tout envie de se retrouver avec cette femme, surtout maintenant. Il tente une dernière fois de se dégager mais l'étreinte du garde sur ses bras et ses hanches est trop forte et il n'arrive qu'à se faire mal. Finalement, il se laisse aller, incapable de se défendre et laisse donc l'homme le porter.Mais d'un coup, l'homme lui demande :

"Dis-moi... Quel est ton nom ? Je travaille pour la famille Strife depuis dix ans et... C'est étrange, mais je suis sur que je t'ai déjà vu quelque part..."

"Je... Je m'appelle... Je m'appelle Ky..."

D'un coup, Ky sent l'emprise de l'homme se resserrer légèrement autours de lui, mais pas d'une manière agressive : en fait, l'homme semble avoir subit un choc, à en juger par sa respiration un peu irrègulière. Puis il se passe alors quelque chose d'étrange : l'hommele fait d'un coup descendre de son épaule,sans pour autant le lâcher totalement et le regarde d'un air qui le fait sursauter, comme si il tentait de le jauger. Sans même savoir pourquoi, Ky se met d'un coup à trembler tandis qu'un sentiment de gêne et de peur commence à arriver en lui : être ainsi dévisagé ne lui plait pas du tout et alors qu'il se prépare à demander au garde d'arrêter de le regarder comme ça, ce dernier le reprend d'un coup sur son épaule, éxactement comme la dernière fois (en gros, comme un sac à patate) avant de lui dire :

"C'est un beau prénom... Surtout que tu t'appelles... Exactement comme le fils de Monsieur et Dame Strife... Il est mort il y a sept ans maintenant..."

****Hein ?****

Ky ne peut pas s'empêcher de trembler encore plus en entendant cette phrase : le fils de... Heureusement qu'il n'a pas dit que son nom était justement Strife ! sinon, l'homme aurait pu croire que c'était lui, le fils de... Une minute... ky Strife... Ce n'est pas une coincidence et il le sait : ce serait vraiment trop étrange. Lui, le fils de deux nobles, censé être mort sept ans plus tôt... et qui a toujours cru que ses parents l'avaient abandonné. A présent, il le sait : ses parents ne l'ont pas abandonné : ils l'ont juste cru mort. mais une petite voix retentit alors désagréablement dans sa tête, brisant d'un seul coup cet espoir : il le sent, cette histoire est compliquée, bien plus qu'un simple malentendu... Car si réellement ses parents l'avaient juste cru mort, il ne pourrait pas ressentir cette haine qu'il éprouve envers eux et surtout, envers l'épée qui apparait dans ses rêves. Il relève alors la tête pour voir que le deuxième garde qu'il avait laissé sous l'homme musclé un peu plus tôt est à présent en face de lui et le regarde avec un sourire étrange, comme pour lui dire "on a finalement réussi à t'avoir morveux !", chose qui fait naître une petite pointe d'agacement dans le coeur de Ky ne peut malheureusement toujours pas bouger car le garde qui le transporte s'est débrouillé pour lui bloquer les deux mains dans le dos en le portant. finalement,au bout de quelques minutes de marche, le groupe arrive devant l'embassade où la femme rencontrée plus tôt les attends, accompagnée d'un homme aux cheveux et aux yeux gris, habillé d'une sorte de tenue de riche de couleur noire. Ky sent alors la main du garde lâcher ses poignets pour se poser sur ses jambes pour le faire finalement descendre des épaules, mais à peine a-t'il touché le sol que les grandes mains de l'homme sont à présent posées sur ses épaules pour l'empêcher de s'enfuir. Il voit alors la femme et son compagnon s'approcher lentement de lui ce qui le fait trembler un peu et il tente une dernière fois de se dégager de l'emprise du garde qui se contente de reserrer encore plus son étreinte ce qui lui fait légèrement mal tandis que la voix du deuxième garde lui ordonne de se tenir tranquille. La main de la femme s'approche alors doucement de son visage et pour éviter le contact, il recule autant le visage que possible, jusqu'à ce que sa tête touche finalement l'armure du chavalier qui le retient toujours. finalement, la main de la femme lui touche la joue, chose qui le fait frissonner : la main a beau être chaude et douce, il hait ce contact et il n'ose pas relever les yeux vers ceux de la femme qui est obligée de lui passer une main sous le menton pour lui relever la tête et il est alors obligé de croiser le regard emeraude de la femme.

"Lai... Laissez moi tranquille... J'ai... j'ai rien fait !"

"Ky ! ne soit pas insolent gamin !"

A ce moment prècis, Ky maudit intèrieurement le garde sur les vingt prochaines années à venir, surtout en voyant le regard de la femme qui a suspendu son mouvement quand elle a entendu son prénom et celui du compagnon de la blonde qui a à présent les yeux écarquillés et qui le regarde d'une manière qui lui déplait : mélange de peur, de surprise et de soulagement. En plus, il sent les cicatrices qu'il porte partout sur le corps se remettre à picotter dangereusement. mais il n'a pas le temps de tenter de se débattre que déjà, la femme vient de lui poser son autre main sur l'autre joue pour lui demander d'un air presque frénétique si il s'appelle réellement Ky. Mais il ne répond pas tout de suite, préfèrant fermer les yeux pour pouvoir repousser cette étrange douleur qui commence à naître dans ses cicatrices, chose que semble remarquer le garde qui le retient toujours car ce dernier relâche en partie son étreinte, croyant probablement que c'est lui qui lui fait mal aux épaules. Mais d'un coup, Ky sent la douleur augmenter tandis que des cris commencent à retentir partout autours de lui : des cris de haine, de douleur et surtout, des insultes tandis que la douleur est telle que ses cicatrices semblent s'être rouvertes. Finalement, Ky sent d'un coup ses jambes se dérobr sous son corps et il commence à tomber tandis que le garde derrière lui a juste le temps de le rattraper. Il voit alors le monde tourner d'un coup autours de lui et juste avant de sombrer dans le noir, il a juste le temps de dire un mot à la femme qui est en train de le regarder d'un air terrifié :

"Pour... Pourquoi ?"
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Ky Strife
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MessageSujet: Re: Un passé oublié (rp pour obtenir Alastor)   Sam 13 Sep - 1:04

Ky se sent étrange, baignant dans cette mer de ténèbres, comme si son corps flottait dans de l'eau, sensation à la fois rassurante, mais aussi très vaguement effrayante : décidément, le néant dans lequel il se retrouve à chaque fois qu'il s'endort et qu'il ne rêve pas de cette épée est toujours aussi étrange.Cet endroit est à la fois sombre et calme, pas un seul bruit se fait entendre, aucune présence ne vient le gêner. Il se sent bien, en totale sécurité, chose impossible quand il est éveillé et intèrieurement, il souhaiterait presque rester comme ça pour toujours.

****C'est bizarre comme sensation... Je... Je suis dans les ténèbres, mais... Je n'aie pas peur... Pourquoi ? Est-ce que je serais habitué ?***

Ky se replie alors un peu plus sur lui-même : cet endroit est décidément très étrange : le néant total. Il ne ressent rien : ni froid, ni chaleur, ni sol. Les ténèbres autours de lui sont aussi légères que de l'eau, mais parallèlement, elles sont aussi impalpables que l'air. Cette sensation de légèretée et de paix ne le quitte pas, chose étrange car normalement, les ténèbres lui font peur, mais d'un autre côté, le fait qu'il n'aie pas peur est normal : il n'y a rien d'autre que lui-même ici, pas comme dans le monde réel, parfois peuplé de créatures sombres, de sons effrayants et autres gardes brutaux qui le frappaient ou encoretentaient de le tuer, comme la fois où une dague de lancer, à l'origine dirigée vers sa poitrine a été déviée et est attèrit dans son épaule. Ce souvenir fait frissonner ky de plus belle : repenser à la douleur ressentie quand l'arme s'est enfoncée dans son épauleet surtout, à l'infection qu'il a eue quelques jours après et qui a faillit mettre fin à sa vie continu de l'effrayer. Mais avant qu'il n'aie eu le temps de faire quoi que ce soit, quelque chose d'étrange se déclenche : les ténèbres autours de lui commencent à se craqueler un peu partout, comme un verre sur le point de se casser et dans les craquelures, quelques rayons de lumière commencent à filtrer pour lui carresser le visage

****Que... Qu'est ce qui se passe ?****

De nouveau, des cris de douleur commencent à retentir d'un coup et les ténèbres explosent totalement en morceaux, montrant à Ky quelque chose d'horrible : il se voit, plus jeune, les mains attachées dans le dos et un homme apparemment fou de rage en train de le fouetter, lui ouvrant la peau à chaque coups, chose qui se reporte d'ailleurs directement sur lui car la douleur que semble ressentir son double arrive à chaque fois sur lui. Ce supplice dure quelques instants avant que ce cauchemar éclate à son tour comme du verre et soit remplacé par un autre : lui, toujours aussi jeune et toujours attaché, mais cette fois aux pieds de l'homme. Il voit alors la femme blonde qu'il a rencontrée plus tôt ainsi que son compagnon et ce qu'il entend le prétrifie sur place : son bourreau éxige que ses parents lui confie un certain Alastor en échange de lui et là, ses parents refusent, prétextant que Alastor appartient à leur famille depuis des générations et qu'il hors de question de la donner à un kidnappeur. D'un coup, ce cauchemar disparait également et Ky se réveille en sursaut, complètement terrifié mais aussi et surtout, avec une rage folle qui commence à lui dévorer lentement, mais sûrement le coeur.

****C'était... Mes parents ? Et... Ce souvenir... Alors c'est de là que... Viennent mes cicatrices ? Ils m'ont... Ils m'ont sacrifié pour conserver une... UNE STUPIDE EPEE ?!****

D'un coup, Zasalamel se calme en partie car quelque chose vient d'apparaître dans son esprit, quelque chose de capital : la pièce où il vient de se réveiller... Est étrange : il vient de s'en rendre compte grâce à un petit courant d'air froid sur son dos : il a été déshabillé dans son sommeil et apparemment, on l'a couché dans un petit lit rouge. La couverture, assez douce est tombée quand il s'est réveillé et lui couvre à présent les cuisses. Sa vision, un peu floue à cause du réveil en sursaut se remet en place et il se rend compte que la pièce est d'une couleur rouge et or, éxactement la même que dans son rêve. Quelques meubles en bois noir sont un peu partout, en particulier une comode qui est près de sa tête et un bureau est devant une fenêtre qui lui permet de se rendre compte qu'il fait nuit chose qui l'arrange d'ailleurs car présent, une chose est claire : il est hors de question qu'il reste plus longtemps ici, pas avec des... Des TRAITRES qui se prétendent être ses parents et qui l'ont... Abandonné aux mains d'un kidnappeur, lui préfèrant une stupide épée ! Cette idée fait d'un coup revenir une haine colossale dans son coeur, une haine brûlante qui se répand comme de la lave dans son sang, faisant dramatiquement augmenter la tempèrature de son corps et incapable de rester coucher plus longtemps il se lève d'un bond, indiffèrent à l'absence de sa tunique qui montre ses cicatrices et à la sensation de l'espèce de fourrure chaude qu'il sent sous ses pieds nus : il a déjà repéré ses vêtements qui sont pliés sur une chaise à sa gauche. Il tend alors la main vers sa tunique blanche et l'enfile rapidement, faisant pareil avec son short, puis refermant enfin les deux pans de sa tunique avec la ficelle qu'il utilise actuellement. Puis il prend son petit sabre qui, pour une raison étrange est accroché à la même chaise, ainsi que son bilboquet qu'il met rapidement autours de son cou avant de se diriger vers la porte de la chambre. mais il se rend compte que si ses soi-disant parents ont été assez négligeants pour laisser son arme près de lui, ils ont en revanche pris la précaution de l'enfermer dans la chambre, certainement pour éviter qu'il ne s'enfuit avant de leur avoir parlé. Cela le met encore plus en colère et il sort son arme avant de la planter de toutes ses forces, galvanisé par sa rage dans la serrure, la brisant d'un coup et ouvrant finalement la porte sans trop de difficulté. mais au moment de sortir, il s'arrête un instant.

****Je ne... je ne vais pas... Partir comme ça... je vais... Je vais reprendre ce qui me revient de... De droit... Voler mes propres parents... Je... même si ils m'ont abandonné je... Je me sens coupable... Mais je ne peut pas pas leur pardonner...****

Finalement Ky inspire pronfondément avant de franchir la porte de la chambre. il passe doucement la tête dans l'entrée et regarde à droite et à gauche du couloir pour être sur qu'il n'y a pas de garde, puis il sort enfin totalement de la chambre avant de se mettre à marcher doucement dans le couloir, prêt à sauter derrière l'une des armures présentes au moindre bruit, mais apparemment, tout le monde dort ce qui l'arrange bien : il va avoir toute la nuit pour retrouver cette maudite épée, l'arme qu'il hait à présent plus que jamais. Sa colère s'est un peu calmée, laissant place à une solide tristesse qui commence à lui glacer les entrailles tout en lui picottant les yeux, mais il ne pleure pas et poursuit courageusement sa route, toujours pieds nus et ses sandales à la main pour éviter de faire du bruit en marchant, précaution inutile d'ailleurs vu que le sol est recouvert d'une sorte de grand tapis rouge. Mais deux précautions valent mieux qu'une et il le sait. Au bout de deux minutes de marche dans les couloirs, il arrive devant une porte sur laquelle est gravé quelque chose, mais il n'arrive pas à lire. En revanche, il entend deux voix qui lui sont famillières. Deux voix qui augmentent encore plus sa tristesse, mais aussi sa colère :

"Tu croies qu'il se souviendra de nous ?"

"Oui... Mais... Tu as vu l'état de son corps non ? Si il se souvient de... De ce qu'il s'est passé ce jour là... Il va falloir qu'on lui explique, qu'on lui dise qu'on avait pas le choix !"

"C'est un mensonge... Et tu le sais ! Nous avions le choix ce jour là, mais nous... Nous lui avons préféré une épée, une simple épée... Et même si cette épée n'est pas ordinaire, nous n'avions pas le droit de sacrifier notre enfant pour la garder ! je te l'ai dit plusieur fois depuis !"

Ky écoute tranquillement cette conversation stèrile entre ses deux parents tout en se faisant violence pour ne pas foncer dans la chambre pour leur crier dessus. Il s'appuie inconsciemment contre le mur opposé à la porte afin d'entendre la conversation qui continue et ce, sans prêter attention au liquide chaud qui s'est mis à couler de ses yeux. il entend son père dire que même si ce qu'ils ont fait est immonde, ils ne pouvaient pas donner leur précieuse épée, ce à quoi sa mère répond que ce qu'ils ont fait était quand même un crime impardonnable, chose qui achève de faire pleurer Ky : impardonnable ? C'est le mot : il s'en souvient maintenant : il aimait beaucoup ses parents et il leur faisait confiance. Ce jour là, il les avait suppliés de ne pas l'abandonner avant d'être baillonné par l'homme, mais les deux ne ce sont même pas retournés. Ce souvenir achève de le dégoûter et il se prépare à repartir quand d'un coup, il plonge rapidement derrière une grande armure : son père vient de prononcer une phrase :

"Il doit s'être réveillé maintenant. Allons le voir."

"Oui... En espèrant que il ne se souvienne pas de ce qu'il s'est passé..."

Caché derrière la grande armure, Ky entend la porte de la pièce s'ouvrir et les pas de ses parents, bien que étouffés par le tapis rouge s'éloigner. Il se prépare alors à poursuivre sa route dans les couloirs, mais il s'arrête d'un coup, ayant un étrange pressentiment : et l'épée était dans la pièce d'où viennent de sortir ses parents ? Il fait alors demi-tour et rentre dans la pièce que ses parents viennent de quitter ce qui lui permet de regarder rapidement autours de lui : cette pièce est semblable à la chambre qu'il a quitté : des murs rouges et or, un grand lit à rideaux rouges et des meubles en bois ouvragés recouverts de petits objets d'apparence assez fragiles et surtout, de plusieurs documents. mais ce qui attire le plus Ky est un éclat sur sa gauche, un éclat provoqué par un objet métalique et quand il se tourne dans la direction d'où l'éclat en question vient, il reste stupèfait, n'arrivant pas à en croire ses yeux : elle est là, l'épée courte à lame courbe qu'il a vu si souvent dans ses rêves ! Posées sur un coussin rouge et recouverte d'une sorte de cloche de verre, la lame de l'arme semble dégager une étrange lumière. la crosse est incurvée formant un angle bizarre avec la lame-serpentine de l'arme dont le fourreau en cuir marron et noir est posé à côté.

Sur le moment, malgré la haine qu'il éprouve envers l'arme, il ne peut pas s'empêcher de la trouver assez belle. Mais un cri venant de l'autre bout du couloir le fait sursauter tout en le ramenant à la réalité : ses parents ont du trouver la chambre vide avec la sérrure défoncée à coup de sabre. Il entend alors la voix de son père qui crie de retourner à leurs chambre et du coup, sans attendre, il se dépêche de lancer la cloche de verre au sol où elle se brise avant d'empoigner le manche de l'épée en poussant au passage un cri de surprise : le manche est étrangement chaud sous ses doigts ! Mais il ne perd pas le nord et range l'épée dans son fourreau avant d'ouvrir la fenêtre derrière lui, mais d'un coup, une voix derrière lui le fait bondir et il se retourne juste à temps pour voir son père lui crier :

"Ky non ! S'il te plait ! Arrêtes !"

"Laissez moi tranquille !"

"S'il te plait, laisses nous au moins t'expliquer !"

"Je... J'ai pas besoin de... De votre explication M'sieur Strife ! Je... Je suis assez grand pour comprendre ! Pour comprendre que... Que vous êtes partis sans vous retourner ce jour là... Que vous m'avez abandonné à un... Un homme qui m'a presque battut à mort... Tout ça pour... Pour pouvoir garder votre précieuse épée près de vous ! Je... J'étais rien pour vous ! Rien du tout ! Je m'en suis souvenu quand... Quand je me suis évanouit tout à l'heure... Je vous ai appelé ce jour là... vous et votre épouse ! Je vous ai supplié de ne pas m'abandonner... mais vous... Vous ne vous êtes même pas retourné... Et vous... Vous avez laissé cet homme m'emmener avec lui..."

Ky sent cette émotion monter de plus en plus dans son coeur et ne tarde pas à se mettre à sanglotter. Il voit alors son père commencer à s'approcher de lui en tendant la main, mais il réagit violemment en sortant Alastor de son fourreau pour pointer la lame de ce dernier vers l'homme et en criant à son père de ne pas venir plus près ce qui fait reculer ce dernier. Il se rend aussi compte que en entendant les mots "monsieur Strife" et "votre épouse", le visage de celui qui aurait du être son père s'est fermé. L'homme semble tenter de rester calme avant de murmurer doucement :

"Ky... S'il te plait... Revient avec nous... Tu sais, ta mère et moi avons toujours... Espèré te revoir... Alors s'il te plait... Ne repars pas..."

Malgré sa tristesse et le fait qu'il continue à pleurer, Ky se met d'un coup à rire : un rire sans joie et très nerveux, mais qui vient malgré tout du coeur : ce rire dans lequel il exprime le dégoût et la souffrance qu'il ressent. D'un coup, il commence à parler, d'une voix légèrement aiguëe et tremblante :

"Vous voulez que je... Que je revienne avec vous ? ça me fait vraiment CHAUD AU COEUR !"

Tout en prononçant le mot "CHAUD" d'une voix haineuse, Ky saisit une lampe qu'il jette de touts ses forces entre lui et son père, ainsi que sa mère qui vient juste d'arriver sur le tapis rouge qui ne tarde pas à prendre feu. Il range alors rapidement Alastor dans son foureau et attache ce dernier à sa taille avant de crier :

"MAIS C'EST TROP TARD !"

A peine sa phrase terminée, Ky ouvre alors la fenêtre et saute sans attendre, indifèrents aux cris de ses parents qui le supplient de ne pas partir. Il attèrit alors sur quelque chose de doux qu'il reconnait comme étant de la paille et bénissant au passage celui qui a eu l'idée de garer sa charrette à cet endroit, Il s'extirpe difficilement de la paille et remet ses sandales avant de sauter par terre et de se mettre à courir rapidement dans les rues, porté à la fois par la haine et le chagrin qu'il ressent, Alastor toujours attachée à sa taille, laissant l'Ambassade derrière lui. Finalement, il arrive aux portes de la ville, qui, par bonheur sont ouvertes et les franchit sans même ralentir, disparaissant alors dans les ténèbres de la nuit froide
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